© photo Arnaud Philippon

LA TRANSHUMANCE DE PRINTEMPS et les joies de l'ESTIVE sur l'ÎLE...


Chaque année, début avril, après la grande marée d'équinoxe, nous accompagnons le troupeau en migration sur une île de la Loire (l’Île Chevalier). Ce temps fort de notre activité qui marque la fin de l'hivernage est un moment très attendu tant par les animaux que par les hommes.

 

Le troupeau rejoint avec hâte ces riches pâtures d'estive, où les herbages sont typiques et variés.

 

Le public est convié: amis, clients, voisins, marcheurs, photographes et amoureux de la nature se joignent à nous toute une matinée.

On allie l'utile à l'agréable : conduire et canaliser le troupeau par les chemins et randonner en découvrant les beautés du marais.

 

Au retour, un buffet convivial et bien mérité est organisé.

C'est l'occasion pour nous d'expliquer notre métier, de valoriser notre savoir-faire et par là-même de promouvoir nos produits!

Une autre période s'ouvre ensuite pour Guillaume et William: non plus celle des travaux physiques de paillage, distribution de foin et autres curages de fumier mais celle, moins routinière, de la surveillance du cheptel sur l'île.

La vue est belle au bout des jumelles, on croirait un troupeau de buffles disséminé au loin sur ces 300 hectares.

Mais il faut redoubler de vigilance et se rendre régulièrement sur l'île pour éviter que les  bêtes se perdent ou s'envasent dans les étiers. On surveille régulièrement les niveaux d'eau pour que les animaux ne se fassent pas surprendre par les marées. En juin et en juillet, le taux de salinité peut augmenter et il faut s'assurer que l'eau demeure buvable pour la bonne santé du troupeau.

 

Au 14 juillet, si les conditions et le jeu des marées le permettent, on fauche le roseau nécessaire au paillage pour le prochain hivernage.

Il n'est pas rare que le tracteur s'enlise dans la roselière. Chaque retour de visite sur l'île porte son anecdote. On part en fin de matinée pour un petit tour de reconnaissance d'une heure et on revient à la nuit tombée, couverts de boue argileuse (très bonne pour la peau !) après le sauvetage d'un veau piégé dans une doue.